Alexandre Osmose Barkha

Pouvez vous vous présenter et présenter votre carrière ? dans l’animation

Après des études en Art Graphique, je suis entré dans un studio d’animation spécialisé en pré-production. Après quelques années à travailler comme propsman et designer, j’intègre une web TV en 2000 où je réalise mes premières séries web, et découvre l’animation flash.

Puis j’ai commencé à travailler en free lance dans divers domaines de l’audio visuel (live et post-production) et en parallèle j’ai réalisé un court métrage, The STREET, qui m’a permis de collaborer avec des studios parisiens comme Character designer et réalisateur sur des pilotes (Super Tomate, LPDC, etc…).

Depuis, je développe mes propres projets en tant qu’auteur graphique et littéraire en 2D et 3D et je réalise des trailers (CGI et motion) pour une société de jeux vidéo à Montréal.

Comment le cross media : l’animation , internet, le mobile et le jeux video va s’imposer sur le marché de l’animation ?

D’après moi, toute chose évolue, et l’animation est à un stade où la technique devient accessible à tous, les talents se propages vites et communiquent facilement via internet. Il fallait donc s’attendre à ce que des produits « marketés » pour un large public utilise ces médias pour se développer et inversement.

Un film ou une série d’animation ne peut se concevoir seul, comme un produit indépendant, mais seulement faisant partie d’un système global regroupant toutes ses formes de promotion afin de le rentabiliser et le promouvoir efficacement face au déluge de contenu du web.

Est ce la France est un terrain innovant pour l’animation et la création de concept et pourquoi êtes-vous parti au Canada ?

La France est un vivier à mon sens, tellement de talent dès la sortie des écoles. Je croise d’années en années des jeunes qui ont plus talent que beaucoup n’avait pas à leur âge (moi y compris). La culture Européenne sans parler de la Française et la curiosité des artistes locaux à aller voir ailleurs sont des facteurs importants. Innover pour sortir du lot c’est ce que toutes personnes dans l’industrie de la création cherche à faire.
Pour parler de choses plus concrète, les aides à l’innovation et autres système de bourse permettent aussi à ces talents de s’affirmer. Et notamment le carrefour de la création du festival d’Annecy.

De mon côté j’ai voulu venir au Canada pour m’ouvrir, découvrir encore d’autres choses et pourquoi pas trouver l’inspiration, le petit plus. Malgré tout, tous ces talents en France forme une concurrence de plus en plus importante et les opportunités de faire du live action et de la pub en plus de l’animation ici à Montréal m’ont séduites.

Quelles sont vos projets en cours ?

Je termine actuellement un court métrage mettant en scène les personnages de deux artistes Français exilés à NYC, Koralie et supakitch pour ne pas les nommer. Je développe un projet de série ado avec Subsequence ici à Montréal, une série qui justement m’a été inspiré par ma vie ici.
Je continue de développer des projets avec certaines boites Françaises comme Shoot the Boss (dont j’ai réalisé le pilote de la série Le Pourquoi Du Comment qui était sélectionnée à Annecy cette année) et pleins d’autres choses dont la création j’espère de mon futur studio de création.

Je suis aussi en charge des trailers des jeux de la société Gameloft ce qui me prend pas mal de temps je dirais mais, j’arrive à écrire et à trouver du temps pour moi. Aussi, en parallèle, je fais beaucoup de graphisme et je prépare des expositions, des tee shirts etc…Je pense ne pas aimer rester inactif.